L’emplacement

La première étape d’une plantation d’arbres de Noël passe d’abord par le choix judicieux d’une parcelle qui réunit toutes les conditions nécessaires à une croissance optimale des arbres, c’est-à-dire une profondeur de sol suffisante, un sol pas trop compacté où l’eau ne stagne pas, où les conditions climatiques citées plus haut sont respectées. De ce fait, on choisira de préférence une plantation sur la face nord, souvent plus froide et humide et dont le sol contient plus de matières organiques. Le site sera toutefois à l’abri des dommages de gel et bénéficiera d’un micro-climat particulier.
Il faudra dès la plantation se demander si la topographie ne risque pas de restreindre l’utilisation de la mécanisation et si l’accès au site est possible, cela ayant son importance quand viendra le temps de la récolte.

La préparation du sol

Le degré de préparation du site dépend des conditions de la parcelle à savoir s’il s’agit d’une ancienne forêt, de friches ou de prairies. La plantation à la machine requière une préparation du site plus intense que si la plantation s’effectue à la main. La préparation du sol se fera à la pelle mécanique ou au bulldozer afin d’éliminer les cailloux, les souches et les racines et pour aplanir le terrain. Le passage d’un rotavator puissant permet de détruire la végétation existante (fougère, callune, genêts…).
Les autres engins agricoles utilisés sont le girobroyeur, le cover-crop ou la charrue. Si les risques d’érosion des sols ou de compactions sont probables, les pratiques de préparation seront moins intensives. Un sous-solage peut être pratiqué au besoin pour décompacter en profondeur dans le cas d’une plantation dans une terre agricole où il s’est créé une semelle de labour (cultures) ou un tassement très important (prairies).

La plantation

Dans la majeure partie des cas, la technique employée est celle de la plantation de plants repiqués. Les plants utilisés sont âgés de quatre ans. Ils doivent présenter les qualités des futurs arbres, on prendra donc des plants bien fournis, bien verts, pas trop grands, ni trop chétifs. Afin d’éviter les problèmes de gel, on cherchera des plants ayant un débourrage plutôt tardif. La qualité du plant sera également un élément déterminant dans sa capacité à résister aux parasites et aux maladies. La plantation se fait la plupart du temps à la machine sur de grandes surfaces et quand le terrain n’est pas trop accidenté. Elle a lieu généralement au printemps (mars-avril) mais également se faire en septembre.
On ne plantera pas si les sols sont trop secs, trop humides ou quand il gèle. Les jeunes arbres sont plantés en ligne afin de faciliter les pratiques culturales et en particulier le fauchage, sans quoi les plants risqueraient d’être endommagés ou détruits par la machine. La densité de plantation est très variable, elle dépend de l’essence cultivée, de la taille attendue à la récolte, des habitudes locales, de la qualité voulue, de la nature des entretiens souhaités. La densité courante est de 8 000 plants/ha (elle peut varier de 6 000 à 10 000 plants/ha selon la qualité de production qu’on souhaite obtenir et l’espèce d’arbre)