Côté bilan carbone, l’avantage est largement en faveur du naturel, les émissions de CO2 équivalent pour le cycle de vie complet sont de 3,1 kg pour l’arbre naturel et de 8,1 kg pour l’arbre artificiel sur une base annuelle (48,3 kg pour la totalité de sa durée de vie). Pour avoir des émissions équivalentes avec une voiture de classe compacte, il faudrait parcourir 125 et 322 kilomètres respectivement. Autrement dit, il suffirait de faire du co-voiturage ou encore d’utiliser un vélo pour se rendre au travail, entre une et trois semaines durant l’année pour compenser les émissions de gaz à effet de serre provenant d’un arbre de Noël, peu importe le type.
Produire un sapin de Noël de bonne qualité à un prix raisonnable nécessite souvent l’emploi de produits phytosanitaires. Toutefois fort du partenariat mis en place depuis plusieurs années avec le Parc Naturel Régional du Morvan, de la demande de la société de mieux prendre en compte l’environnement dans la production agricole et surtout de l’évolution des mentalités des producteurs eux même, les choses changent.
L’AFSNN travaille à la recherche de méthodes alternatives pour la production de sapins de Noël. Une des actions les plus emblématiques est l’utilisation par certains producteurs de moutons de race Shropshire afin de contrôler l’enherbement de leurs parcelles.
Ce mouton, originaire du Pays de Galles, est la mieux adaptée de toutes les races ovines pour l’entretien de parcelles plantées car bien conduits, ils n’abroutissent pas les arbres. L’expérience mise en place par les producteurs français de sapins de Noël a d’ailleurs essaimé chez leurs collègues arboriculteurs. Ce mouton est maintenant utilisé dans des vergers de pommes, de cerises, de mirabelles… principalement en agriculture biologique. D’autres producteurs ont adoptés le désherbage mécanique.
Des expérimentations sont actuellement en cours pour enherber l’inter-rang des plantations de sapins de Noël et ne plus désherber mécaniquement ou chimiquement que le rang d’arbres. Cette technique culturale tend aussi à se généraliser en viticulture.

Pour plus d’informations sur le mouton Shropshire et son utilisation dans les plantations (plaquette + guide en anglais) ou connectez-vous sur le site de l’association anglaise qui gère le livre généalogique de cette race :
http://www.shropshire-sheep.co.uk/